Un autre problème que de plus en plus de salariés rencontrent en ce moment, la précarité de l'emploi.

En France le travail repose essentiellement sur le salariat qui représente près de 85 % de la population active. Le statut du salarié s’est instoré et consolidé pendant les " 30 Glorieuses " où il est devenu le support de droits sociaux et de sécurité; c’était l'époque du CDI (contrat à duré indeterminé) qui donnait une sécurité de l’emploi et un revenu complet grâce au contrat et au temps plein.

Aujourd'hui, les emplois précaires sont à la hausse à cause des politiques publiques mises en place par l'état pour atténuer le chômage (emplois aidés comme les Travaux d'Utilité Collective, Contrat Emploi Solidarité, emplois jeunes... et stages). Celles-ci ont eu des effets pervers en affaiblissant la condition salariale. Le marché du travail se différencie et on distingue une séparation du marché du travail :

- Marché primaire : emploi stable, CDI, haute rémunération et qualifications, ici la flexibilité est plutôt interne.

- Marché secondaire : emploi peu qualifié, CDD et intérims...flexibilité rime avec précarité.

En développant le marché secondaire, la flexibilité (La flexibilité du travail est l'un des moyens permettant à une entreprise de s'adapter aux évolutions de sa demande. La flexibilité du travail implique donc la remise en cause de l'organisation du travail au sein de l'entreprise ou de la société, afin de s'adapter aux contraintes du marché.) crée un espace entre l'emploi traditionnel stable et le chômage. Elle contribue à l'augmentation de la précarité.