C. Les malaises sociaux

De nos jours, il existe des « malaises sociaux » c'est à dire des « menaces » qui pèsent sur les gens, des faits qui rendent la population anxieuse.

Tout d'abord, le chômage. Le nombre des demandeurs d'emploi de ceux qui n'exercent pas d'actitivé réduite, a nettement augmenté en décembre 2010 (27 100 chômeurs de plus) et sur an (80 100 sans emploi supplémentaires). Certes, ce n'est pas comparable aux niveaux atteints en 2009 marquée par une poussée du chômage dans cette catégorie d'un demi-million de personnes. Les résultats de 2010 n'en restent pas moins mauvais. Le nombre d'hommes inscrits à Pôle emploi a augmenté trois fois moins vite que celui des femmes. Cette moindre progression est probablement à mettre en rapport avec le ralentissement des destructions d'emplois dans l'industrie.

Le taux de chômage des jeunes est quasiment trois fois plus fort que celui des adultes, et c'est parmi les moins de 25 ans que le nombre de demandeurs d'emploi a reculé, alors que plus d'adultes (25-49 ans) et plus de seniors (50 ans et plus) sont au chômage. Le chômage de longue durée ( actif au chômage depuis plus d'un an ) a augmenté de près de 20 %. Il touche plus d'un million et demi de personnes. Le nombre des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de deux ans et moins de trois a augmenté de 38,5 % sur un an et celui des chômeurs de longue durée inscrits depuis trois ans et plus a augmenté de 18,1 %. En décembre, on comptait 682 900 personnes au chômage depuis plus d'un an. Le chômage de longue durée est difficile à faire reculer. La plupart doivent être prises en charge par le régime de solidarité, financé par l'Etat, qui leur verse l'allocation spécifique de solidarité (460 euros par mois).

En considérant que le chômage est toujours très présent, on pourrait penser que les français seraient tenter de se tourner vers un parti qui leur propose des solutions.