C. Qu'est ce qui bloque ?


Le fait que le message principal du parti communiste soit diffusé par d'autres groupes sociaux et que de plus en plus de revendications du peuple apparaissent porterait à croire que le parti serait amené à reprendre de l'ampleur. Pourtant, des facteurs pourraient aussi l'en empecher.

L'individualisme (contraire du collectivisme) est une conception politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur des individus par rapport à ceux du groupe. C'est un repli sur la sphère privée et un abandon de la sphère publique. L'individualisme est un phénomène croissant de notre socièté actuelle. Les groupes unis et solidaires se font de plus en plus rare, et pas seulement chez les ouvriers.



Deuxième facteur : le déclin des syndicats. Nous pouvons voir ici sur ce graphique que les syndicats français sont les derniers de la classe en Europe. La France n’est pas le seul pays où les syndicats ont régressé ; partout, dans le monde, la participation syndicale est en recul.




Nous devons aux syndicats l'interdiction du travail des enfants, l'assurance sociale, etc.

Cependant, ces syndicats sont en très net déclin. Par exemple, la CGT comptait 4 millions d’adhérents en 1948. Dix ans après, elle n’en a plus que 1,625 millions pour remonter à 2,377 millions en 1975 et redescendre quasiment sans interruption depuis cette date.

Les syndicats sont en crise pour plusieurs raisons :

  • A cause de la bureaucratie. La bureaucratie est une forme d'organisation de travail.

  • A cause du fait qu'il défendent de moins en moins les chômeurs et les précaires.

  • Par ailleurs, le chômage, l'augmentation de la flexibilité de l'emploi et la baisse du pouvoir d'achat poussent les syndicats à centrer leur revendications sur la stricte défensede l'emploi, et à adopoter par la même occasion une attitude de repli.