
Même si le parti évolue en fonction des transformations de la société française, il reste un parti à dominante ouvrière et employée, ce qui le caractérise. La seule chose que le PCF d'aujourd'hui conserve intacte par rapport à 1979 est sa forte féminisation, avec 39,6 % d'adhérentes.
Le déclin peut s'expliquer aussi par le fait que le « lien militant » a diminué. En effet, environ un tiers des communistes n'a pas d'activité militante réelle. Les hommes âgés de plus de 40 ans ( adhérents au parti depuis plus de 10 ans ), sont plus investis dans la vie du parti que les adhérents récents, jeunes, ouvriers et employés.
Un ancien responsable du parti dans le bassin de Longwy rapporte : « Les élus aujourd’hui c’est la queue de la comète, c’est la seule chose qui reste au PCF, (…). La fédération est une coquille vide ». Julian Mischi dans son analyse du PCF ajoute « Dans les fédérations, la présence militante s’efface, les réunions se tiennent avant 18H et les bénévoles de l’institution laissent la place à des professionnels absents le week-end : permanents, personnels administratifs, élus. »