Ce blog est le blog de Laura Urbaniak et Julie Tapastau.
Il sera consacré au Parti Communiste Français.


Parti Communiste Français


Dans quelle mesure le message communiste a-t-il toujours sa place dans la société française actuelle ?



I. Pourquoi le message du PCF n’est-il pas audible aujourd'hui ?

A. Idée reçue sur le communisme

B. A cause de la péremption du message

C. Les malaises sociaux

II. Mais il se pourrait qu’il reprenne de l’ampleur.

A. La hausse des inégalités actuelles provoque la montée de nouvelles revendications de gauche

B. Le message revendiqué par plusieurs groupes sociaux différents

( On entend par « groupes sociaux » les syndicats, les mouvements politiques, les partis … )

C. Qu'est ce qui bloque ?





«Communisme » du latin "communis", communauté, lui-même issu de "cum", avec, ensemble et de "munus", charge, dette : charges partagées, obligations mutuelles.
Le communisme est basé sur une société d’échange au profit de la propriété collective et où la propriété privée des moyens de productions est abolie. Pour passer d’une société capitaliste à une société communiste (sans classe et sans Etat) il faut que le prolétariat soit dans premier temps plus représenté et dans un second temps qu’il prenne tous les pouvoirs car c’est sur lui que repose l’économie.
Le PCF est un parti politique de gauche fondé entre le 25 et le 30 décembre 1920 au Congrès de Tours lors de la scission de la SFIO (section français de l’internationale ouvrière, qui était un parti socialiste français crée en 1905 ).
Entre autre, les fondateurs du parti sont : Boris Souvarine, Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Albert Treint, Ludovic-Oscar Frossard. Les présidents actuels du groupe sont : Nicole Borvo Cohent-Seat (sénat) Yves Cochet (assemblée)
Le parti avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 et en perd la moitié lors des élections de 1928. Aujourd’hui, le parti communiste représente 13 députés sur 577, 20 sénateurs sur 343 contre 317 députés sur 577 et 148 sénateurs sur 343 représentant l’UMP. Par rapport à l’UMP, le parti communiste est quasi inexistant.
Nous verrons donc dans quelle mesure le parti communiste a toujours sa place dans la société française actuelle.
Pour cela nous analyserons tout d’abord pourquoi le message du PCF n’est pas audible aujourd’hui pour ensuite étudier l’hypothèse qu’il puisse reprendre de l’ampleur.


I .Pourquoi le message du PCF n’est-il pas audible aujourd'hui ?

A. Idées reçues sur le communisme


Le communisme est très souvent associé à des idées reçues :




Certains pensent que le communisme c'est vouloir tout le monde pareil, c'est à dire l'uniformité. D'autres diront que c'est le goulag ou un projet irréaliste. Certains pensent que le communisme est né an 1917 en ex-URSS. Et pour finir certains penseront que le communisme est mort.

Nous avons effectué un sondage auprès des professeurs et des élèves pour savoir à quoi ils associent le communisme. Nous pouvons voir que lorsque nous interrogeons les élèves sur ce qu'ils pensent lorsqu'ils entendent le mot « communisme » très peu parlent du parti français, de l'égalité, du partage, du droit des ouvriers, de la fraternité, de la liberté et de Karl Marx.

Néanmoins, les idées qui sont le plus présentes sont celles associées à l'ex-URSS (Staline, modèle soviétique, dictature, guerre, souffrance... ). La notion d'impossibilité de la mise en place du PCF est tout de même ressortie à plusieurs reprises.




B. Ancien message



Le 29 décembre 1920 , à Tours, une majorité des délégués du XVIIIe Congrès de la SFIO vote l'adhésion du parti de la IIIe internationale, l'Internationale Communiste. Une minorité du parti s'y oppose. C'est la scission et la naissance du parti Communiste Français. Les documents de ce congrès sont, aux côtés du Manifeste de Marx et Engels, les textes fondateurs du PCF.

Voici, ici, une vidéo sur la naissance du PCF.



Karl Marx naît à Travers le 5 mai 1818. Il est issu d'une famille juive convertie au protestanisme. Son père, Heinrich Marx, était avocat et grand admirateur des philosophes français du siècle des Lumières.

En 1841, il obtient un doctorat de philosophie avec une thèse sur les philosophes grecs Démocrite et Épicure.

Il se dirige vers le journalisme et c'est à cette époque qu'ils fait la connaissance de Friedrich Engels (1820-1895) qui sera au long de sa vie son appuie financier et un ami avec qui il partagera ses idées.

Il ira se réfugier à Bruxelles après avoir été expulsé de France. C'est pendant cette période qu'il rédigera avec Engels, en 1848, le célèbre Manifeste du Parti Communiste.

Marx contribuera à la création de la première Internationale ouvrière en 1864.

Karl Marx mourra en 1883, à Londres le 14 mars, épuisé par la maladie.

Selon Marx, les conditions matérielles (l'infrastructure) déterminent l'évolution de chaque société. L'infrastructure comprend les conditions de production, les moyens de production et les rapports de production. Elle détermine les normes, valeurs et pratiques sociales. Les sociétés industrielles se caractérisent par un mode de production capitaliste.

La bourgeoisie (les capitalistes) et le prolétariat (les ouvriers) composent la société capitaliste. La bourgeoisie détient le capital (les moyens de production) alors que le prolétariat ne dispose que de sa force de travail. Même si ces deux classes sont très différentes, elles dépendent l'une de l'autre. En effet, les bourgeois ont besoin des ouvriers pour faire fonctionner leurs usines et les ouvriers doivent travailler pour survivre (même s'il est évident que la bourgeoisie exploite les ouvriers).

De plus, selon Marx, les ouvriers auraient du renverser la bourgeoisie pour supprimer leur exploitation.



L'ancien message du PCF était basé sur l'envie d'une société sans classes. Elle se caractérise par la propriété collective des moyens de production qui remplace la propriété privée. Cette nouvelle infrastructure visait donc à faire cesser l'exploitation qui venait du fait que la capital était détenu seulement par la bourgeoisie. Le message contenait aussi des valeurs humanistes « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ! » ou « L’ennemi est dans notre propre pays ! » ou encore « Nous invitons nos adhérents à pénétrer dans l’armée afin d’y accomplir la besogne de la classe ouvrière, qui est de désagréger cette armée. ».

Le PCF cherchait à s'attirer l'appui des intellectuels sachant qu'il avait le soutien impressionnant de la classe ouvrière. Il s'inspirait d'une théorie qui prétendait expliquer la dynamique du « vieux monde », qui serait sur le point de s'écrouler, et aussi fournir les bases du nouveau monde qui était sur le point de naître. Le PCF semblait offrir aux intellectuels la possibilité d'un lien avec la classe ouvrière - la classe de l'avenir - tout en les assurant qu'ils pouvaient être utiles - même si, dans la pratique, le Parti faisait tout pour empêcher tout rapprochement entre ouvriers et intellectuels.



Le PCF compte aujourd’hui près de 135 000 membres et pèse entre 5 et 10 % dans l’électorat. En effet, il comptait 800 000 adhérents à la Libération et faisait plus de 25 % aux élections législatives. Le PCF est donc en très net déclin. Ce déclin se traduit par une baisse du nombre de militants et une chute des scores électoraux. Une enquête a été réalisé au Cevipof et montre que les adhérents communistes ont aussi énormément changé entre 1979 et 1997. Le PCF est aujourd'hui vieillissant, avec environ un quart (24,4 %) d'adhérents âgés de 60 ans ou plus (donc en majorité retraité), et 10,5 % de moins de 30 ans. Parmi les communistes qui exercent une activité professionnelle, le poids des ouvriers diminue : ils représentaient 45,5 % des adhérents en 1979, ils ne sont plus que 31,3 % aujourd'hui. Les professions indépendantes (agriculteurs, commerçants) ont quasiment disparu et ne représentent plus que 4,8 % de l'ensemble des membres. Néanmoins, la part des employés (32,9 %), des professions intermédiaires et cadres (19,8 %), des professions libérales et cadres supérieurs (11,3 %) augmente.





Même si le parti évolue en fonction des transformations de la société française, il reste un parti à dominante ouvrière et employée, ce qui le caractérise. La seule chose que le PCF d'aujourd'hui conserve intacte par rapport à 1979 est sa forte féminisation, avec 39,6 % d'adhérentes.






Le déclin peut s'expliquer aussi par le fait que le « lien militant » a diminué. En effet, environ un tiers des communistes n'a pas d'activité militante réelle. Les hommes âgés de plus de 40 ans ( adhérents au parti depuis plus de 10 ans ), sont plus investis dans la vie du parti que les adhérents récents, jeunes, ouvriers et employés.

Un ancien responsable du parti dans le bassin de Longwy rapporte : « Les élus aujourd’hui c’est la queue de la comète, c’est la seule chose qui reste au PCF, (…). La fédération est une coquille vide ». Julian Mischi dans son analyse du PCF ajoute « Dans les fédérations, la présence militante s’efface, les réunions se tiennent avant 18H et les bénévoles de l’institution laissent la place à des professionnels absents le week-end : permanents, personnels administratifs, élus. »




C. Les malaises sociaux

De nos jours, il existe des « malaises sociaux » c'est à dire des « menaces » qui pèsent sur les gens, des faits qui rendent la population anxieuse.

Tout d'abord, le chômage. Le nombre des demandeurs d'emploi de ceux qui n'exercent pas d'actitivé réduite, a nettement augmenté en décembre 2010 (27 100 chômeurs de plus) et sur an (80 100 sans emploi supplémentaires). Certes, ce n'est pas comparable aux niveaux atteints en 2009 marquée par une poussée du chômage dans cette catégorie d'un demi-million de personnes. Les résultats de 2010 n'en restent pas moins mauvais. Le nombre d'hommes inscrits à Pôle emploi a augmenté trois fois moins vite que celui des femmes. Cette moindre progression est probablement à mettre en rapport avec le ralentissement des destructions d'emplois dans l'industrie.

Le taux de chômage des jeunes est quasiment trois fois plus fort que celui des adultes, et c'est parmi les moins de 25 ans que le nombre de demandeurs d'emploi a reculé, alors que plus d'adultes (25-49 ans) et plus de seniors (50 ans et plus) sont au chômage. Le chômage de longue durée ( actif au chômage depuis plus d'un an ) a augmenté de près de 20 %. Il touche plus d'un million et demi de personnes. Le nombre des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de deux ans et moins de trois a augmenté de 38,5 % sur un an et celui des chômeurs de longue durée inscrits depuis trois ans et plus a augmenté de 18,1 %. En décembre, on comptait 682 900 personnes au chômage depuis plus d'un an. Le chômage de longue durée est difficile à faire reculer. La plupart doivent être prises en charge par le régime de solidarité, financé par l'Etat, qui leur verse l'allocation spécifique de solidarité (460 euros par mois).

En considérant que le chômage est toujours très présent, on pourrait penser que les français seraient tenter de se tourner vers un parti qui leur propose des solutions.


Un autre problème que de plus en plus de salariés rencontrent en ce moment, la précarité de l'emploi.

En France le travail repose essentiellement sur le salariat qui représente près de 85 % de la population active. Le statut du salarié s’est instoré et consolidé pendant les " 30 Glorieuses " où il est devenu le support de droits sociaux et de sécurité; c’était l'époque du CDI (contrat à duré indeterminé) qui donnait une sécurité de l’emploi et un revenu complet grâce au contrat et au temps plein.

Aujourd'hui, les emplois précaires sont à la hausse à cause des politiques publiques mises en place par l'état pour atténuer le chômage (emplois aidés comme les Travaux d'Utilité Collective, Contrat Emploi Solidarité, emplois jeunes... et stages). Celles-ci ont eu des effets pervers en affaiblissant la condition salariale. Le marché du travail se différencie et on distingue une séparation du marché du travail :

- Marché primaire : emploi stable, CDI, haute rémunération et qualifications, ici la flexibilité est plutôt interne.

- Marché secondaire : emploi peu qualifié, CDD et intérims...flexibilité rime avec précarité.

En développant le marché secondaire, la flexibilité (La flexibilité du travail est l'un des moyens permettant à une entreprise de s'adapter aux évolutions de sa demande. La flexibilité du travail implique donc la remise en cause de l'organisation du travail au sein de l'entreprise ou de la société, afin de s'adapter aux contraintes du marché.) crée un espace entre l'emploi traditionnel stable et le chômage. Elle contribue à l'augmentation de la précarité.



Ces deux affiches, imprimées à 200.000 exemplaires et réalisées par l'agence Alerte orange, font partie d'une vaste campagne du PCF contre la réforme des retraites d'un coût de 200 000 euros, soit le quart du budget annuel de communication du parti.

Le Parti communiste français à lancer une campagne d'affichage volontairement provocatrice pour défendre la retraite à 60 ans. L'une de ces des affiches choc montre ainsi une petite fille travaillant dans une boucherie avec le slogan "42 ans de cotisations retraites. Mieux vaut commencer tôt".

Marie-George Buffet a affirmé « Le but est de montrer que le droit à la retraite est important, la retraite doit être une libération ». Ces affiches attirent le regard et interpellent car elles ne parlent pas des retraites sous le seul angle de leur « financement », comme « le fait le gouvernement », mais d'un « droit au temps libre ».

Nous abordons donc enfin, un autre malaise social : la réforme des retraites. Avec, les nombreuses manifestations qu'il y a eu ces derniers temps en rapport avec la réforme des retraite nous pouvons facilement comprendre que cela pèse sur les français.

Ici, une récente pub du PCF


Les ouvriers continuent de cumuler de mauvaises conditions de travail, des salaires très bas (autour du SMIC) et des carrières interrompues par de longues périodes de chômage. Plus que les autres salariés, ils subissent la précarisation de leurs emplois.

Les chômeurs, les précaires, tous ceux qui ont une intégration professionnelle difficile subissent les défauts du capitalisme. Le PCF revendique la condition de travail des salariés et va contre l'exploitation. Il serait donc « logique » que les salariés victimes de précarité au travail, de chômage ou autre, se tournent vers le communisme.



II . Mais il se pourrait qu'il reprenne de l'ampleur

A. La hausse des inégalités actuelles provoque la monté de nouvelles revendications de gauche



Depuis de nombreuses années la France (comme bien d'autres pays) est victime de nombreuse inégalités. En juin 2004, un sondage de la SOFRES pour la Fondation Jean Jaurès interroge les Français sur leur perception des inégalités. À la question : « Au cours des dernières années, avez-vous le sentiment que les inégalités en France se sont plutôt aggravées ou qu’elles se sont plutôt réduites ? », 81 % des personnes interrogées répondent qu’elles se sont aggravées (nettement : 49 % ; un peu : 32 %). Seulement 15 % pensent qu’elles se sont réduites (un peu : 12 % ; nettement : 3 %). Il n’y a que 4 % de personnes sans opinion.
À la question : « Au fond de vous-même, avec laquelle de ces deux opinions êtes-vous le plus d’accord ? », l’institut recueille le résultat suivant : 25 % répondent qu’il n’est pas possible de lutter véritablement contre les inégalités sociales (pourcentage qui atteint 33 % chez les électeurs de droite, et 39 % chez ceux de l’extrême droite) ; 73 % répondent qu’il est possible de lutter véritablement contre les inégalités sociales (ce chiffre atteint 79 % chez les jeunes). 2 % sont sans opinion.

Les inégalités actuelles deviennent insupportables sur le plan humain. Elles minent les sociétés et les personnes. Elles entraînent une perte de confiance dans la société et ses institutions (systèmes scolaire, policier et judiciaire en particulier), ainsi que le rejet de la « politique » en général et d’une démocratie représentative qui ne parvient pas à réduire des écarts insupportables.

Ces inégalités influent très négativement aussi sur l’environnement et participent à sa dégradation. L’histoire nous a appris que les disparités de richesse et l’appauvrissement des populations déstabilisent les pays, voire les précipitent dans des conflits, des guerres et des violences.

Par exemple, entre 1998 et 2008, le niveau de vie moyen des 10 % les plus pauvres a progressé de 13,7 % soit 970 euros, une fois l’inflation déduite. Le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches a augmenté de 27,3 % soit… 11 530 euros. L’écart relatif entre ces deux catégories a augmenté : les plus modestes touchent 6,7 fois moins que les plus aisés, contre 6 fois en 1998. En valeur absolue, l’écart est passé de 35 170 à 45 730 euros. En moyenne, les 10 % les plus riches ont gagné près de 10 mois de Smic net supplémentaires en dix ans.

Ces inégalités ont engendré, depuis la fin des années 70, de nouvelles revendications culturelles qui sont venues modifier les revendications de gauche :

  • La lutte des femmes. Les femmes luttent, partout, individuellement pour leur émancipation, pour leurs droits. Pour garder leur emploi, obtenir des crèches, s’assumer seules quand elles en viennent à divorcer, dénoncer un viol ou des violences etc.

  • Les luttes écologiques. En effet, de plus en plus de militants se mobilisent et mènent des actions pour faire avancer les consciences sur les questions liées à l'environnement.

  • Les mobilisations en faveur des chômeurs.

  • Les mobilisation en faveur des citoyens privés de logement

  • Les mobilisation en faveur des sans-papiers. De nombreuses manifestent contre la politique d'immigration du gouvernement et réclament la régularisation des sans-papiers.

  • Les demandes d'action de lutte contre la crise sont beaucoup plus forte, ces demandes ce fond par le biais d'une base de citoyens. Cette base rassemble les travailleurs aussi bien du secteur privé que du secteur public.


B. Message morcelé , véhiculé par plusieurs groupes sociaux différents



Le PCF se construit en terme de militants, d’idéologie et d’organisation à partir de l’ancienne SFIO. De plus, le PCF est le seul parti communiste à s’être développé dans un contexte démocratique avant la guerre.

Des caractéristiques comme l’ouvriérisme (système qui considère que les mouvements ouvriers doivent avoir un rôle de premier plan dans la gestion socialiste de l'économie) ou le républicanisme ( doctrine des républicains, partisans de la république, un système politique où le pouvoir est élu par le peuple ), viennent en partie de ces origines et sont des caractéristiques de la gauche française et des messages qu'elle revendique.

Il existe de nos jours des syndicats et des partis différents du PCF qui revendiquent plus ou moins un message similaire.

Premièrement, le PG (parti de gauche).

Le Parti de gauche est donc un parti politique français fondé le 1er février 2009. Le PG est formé de personnalités diverses et de groupe ayant des politiques différentes. Le PG revendique une orientation socialiste, écologiste et républicaine. Allié au Parti communiste français et à Gauche unitaire dans le cadre du Front de gauche, le Parti de gauche entend rassembler l'ensemble des sensibilités de « l'autre gauche » (antilibérale et anticapitaliste) au sein d'une même alliance, afin de mobiliser les couches populaires dans le cadre du mouvement social et des élections pour parvenir au pouvoir et impulser un changement de société. Le PG est co-présidé depuis le Congrès du Mans par Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard.

Deuxièmement, nous avons un mouvement politique : la Gauche Unitaire. La Gauche Unitaire (GU) est un mouvement politique français qui a été crée le 8 mars 2009, lors du meeting de lancement du Front de gauche pour changer d'Europe au Zénith de Paris, par Christian Picquet ( qui est l’ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et ancien animateur de l'association Unir ).

Nous avons ensuite sélectionné deux syndicats de gauche qui revendiquent plus ou moins le même message :

L'Union syndicale Solidaires est une union syndicale française créée le 10 décembre 1981. Elle ne faisait pas partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, CGT-FO) . La loi Représentativité de 2008 offre aujourd'hui des possibilités de développement, notamment dans le secteur privé. L'acronyme SUD (Solidaires Unitaires Démocratiques) désigne une partie de ces syndicats nationaux. D'autres structures membres ont choisi une autre dénomination mais sont membres de Solidaires de la même manière.


La Confédération générale du travail (ou CGT) qui est un syndicat de salariés français créé le 23 septembre 1895. Elle fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées comme représentatives par l'État. Son secrétaire général actuel est Bernard Thibault de la Fédération des cheminots. La CGT est membre de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de la Confédération européenne des syndicats (CES).




L'evolution des relations CGT-PCF 1946-2003



Une autre caractéristique du PCF, est donc son lien avec la CGT. Ce lien entre le parti et le syndicat ne s’est pas fait dès la création du PCF mais après sa bolchevisation (La « bolchévisation » c'est le fait que les sections nationnales du mouvement communiste pour qu'elles absorbent les points de vue de Moscou. La bolchevisation commença en 1924, sous Staline).

La SFIO, ancienne direction du PC, était attachée à l’indépendance syndicale.. Les liens avec la CGT sont encore aujourd’hui forts même si la CGT. La rupture du lien avec le PCF peut aussi expliquer le déclin du PCF.


Si le PCF est peu entendu dans « la nouvelle » classe ouvrière (employés précaires dans les services), il garde donc une forte influence dans certains grands bastions grâce à la CGT (SNCF, RATP, métallurgie, automobile). En effet, la CGT s'emploie à modifier le cours des décisions et des choix politiques, économiques et sociaux actuels. Grâce à sa démarche revendicative elle permet de faire vivre des propositions d'attaque pour développer le service public SNCF et les conditions sociales des cheminots actifs et retraités.





C. Qu'est ce qui bloque ?


Le fait que le message principal du parti communiste soit diffusé par d'autres groupes sociaux et que de plus en plus de revendications du peuple apparaissent porterait à croire que le parti serait amené à reprendre de l'ampleur. Pourtant, des facteurs pourraient aussi l'en empecher.

L'individualisme (contraire du collectivisme) est une conception politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et la valeur des individus par rapport à ceux du groupe. C'est un repli sur la sphère privée et un abandon de la sphère publique. L'individualisme est un phénomène croissant de notre socièté actuelle. Les groupes unis et solidaires se font de plus en plus rare, et pas seulement chez les ouvriers.



Deuxième facteur : le déclin des syndicats. Nous pouvons voir ici sur ce graphique que les syndicats français sont les derniers de la classe en Europe. La France n’est pas le seul pays où les syndicats ont régressé ; partout, dans le monde, la participation syndicale est en recul.




Nous devons aux syndicats l'interdiction du travail des enfants, l'assurance sociale, etc.

Cependant, ces syndicats sont en très net déclin. Par exemple, la CGT comptait 4 millions d’adhérents en 1948. Dix ans après, elle n’en a plus que 1,625 millions pour remonter à 2,377 millions en 1975 et redescendre quasiment sans interruption depuis cette date.

Les syndicats sont en crise pour plusieurs raisons :

  • A cause de la bureaucratie. La bureaucratie est une forme d'organisation de travail.

  • A cause du fait qu'il défendent de moins en moins les chômeurs et les précaires.

  • Par ailleurs, le chômage, l'augmentation de la flexibilité de l'emploi et la baisse du pouvoir d'achat poussent les syndicats à centrer leur revendications sur la stricte défensede l'emploi, et à adopoter par la même occasion une attitude de repli.



Enfin, on peut obesrver une émergence de nouveaux mouvements sociaux.

Depuis le milieu des années 60 sont apparus de nouveaux mouvements sociaux (mouvement étudiant, féministe, écologiste, altermondialiste etc). Ces nouveaux mouvements sociaux sont à l'origine de nouveaux conflits sociaux. Le conflit n'a donc pas disparu mais il est sorti de l'entreprise pour se répandre dans la société tout entière. Les nouveaux mouvements sociaux se distinguent du mouvement ouvrier par :

- de nouvelles formes d'organisation : ils rejettent les organisations centralisées de type syndicale au profit de formes d'organisation souples.

· de nouveaux modes d'action : les nouveaux modes d'action sont les sit-in, les grèves de la faim, les boycotts, l'occupation de lieux symboliques...

· de nouvelles revendications : elles sont d'avantages culturelles (parité entre les hommes et les femmes, reconnaissance des minorités ethniques …)

· des nouvelles identités

· Un nouveau rapport au politique : les nouveaux mouvements sociaux souhaitent obtenir des espaces de liberté individuelle et non d'accèder au pouvoir.



L'avenir du PCF dépend donc de ses membres et de s'il arrive, ou non, a résoudre les contradictions auquelles il doit faire face. Son déclin, son passé réformiste et les faits actuels laisse présager un changement, une réforme comme celle qui s'est produite au parti communiste italien.

En effet, l'accroissement de l'individualisme et le recul des syndicats freinent le message du parti communiste français. La population se replie sur elle-même, de ce fait l'esprit de solidarité et de communauté unie s'estompe et devient très vite une idée iréele voir impossible.